11/10/2026
Trouvez ci-dessous les raisons pour lesquelles il existe un risque augmenté de surpoids ou d'obésité chez les enfants et adultes qui ont un TDA/H par rapport au reste de la population :
- la dysrégulation du système de récompense dopaminergique avec cette hyporéactivité du circuit de récompenses et la nourriture riche en sucre et en gras va activer fortement ce circuit. On a une recherche de gratification immédiate via l'alimentation et on est proche d'un mécanisme de certaines addictions comportementales
- l'impulsivité et l'inhibition avec une difficulté à résister à un stimulus alimentaire immédiat même en l'absence d'une faim réelle. Il y a des grignotages impulsifs, une difficulté à s'arrêter. C'est lié à un déficit du contrôle inhibiteur préfrontal.
- un trouble de l'intéroception, c'est une difficulté à percevoir correctement les signaux internes de faim et de satiété ce qui entraine une alimentation dérégulée qui est soit un oubli de repas (quand il est trop absorbé par une tâche) ou une compensation par une prise alimentaire excessive.
- la désorganisation exécutive avec une difficulté de planification des repas, d'organisation du temps, d'anticipation des courses ce qui implique le recours plus fréquent à une alimentation rapide, transformée, moins structurée et donc une alimentation plus propice à prendre du poids.
- la dérégulation émotionnelle avec une alimentation aura un rôle compensatoire avec la nourriture qui va être utilisée comme régulateur émotionnel face à la frustration, l'ennui ou une stimulation insuffisante.
- les troubles du sommeil qui sont fréquents chez les personnes ayant un TDA/H vont déréguler les hormones de la faim. Ceci créera un cercle vicieux supplémentaire : troubles du sommeil, un sentiment de faim accru et un besoin plus important d'ingérer des aliments.
- la prise de médicament liée au TDA/H comme les psychostimulants vont réduire l'appétit en journée ce qui entrainera une compensation alimentaire en soirée avec un apport calorique qui sera décalé.
04/10/2026
3 à 5% des enfants ont un TDAH.
2 à 4% des adultes ont un TDAH.
13% ont un TSA associé.
71% des enfants rencontrent des difficultés d’apprentissage.
40% des enfants sont reconnus dys ou multi dys.
25% à 50% des enfants ont des troubles du langage et des apprentissages.
25% à 60% des enfants ont des troubles du sommeil.
25% des enfants ont un trouble anxieux contre 5 à 10% des enfants sans TDAH.
35% à 50% des enfants ont un trouble dépressif.
20% à 40% des enfants ont une dérégulation des émotions.
40% à 60% des enfants ont un trouble oppositionnel.
80% à 90% des enfants ont un trouble associé.
20% des adolescents ont un trouble des conduites.
65% à 89% des adolescents et adultes ont un trouble associé.
46% ont un trouble dysphorique prémenstruel contre 29% des femmes sans TDAH.
57% des femmes font une dépression postpartum contre 13 à 19% des femmes sans TDAH.
50% à 70% des adultes ont une dérégulation des émotions.
50% ont un trouble anxieux dépressif.
18% à 53% des adultes ont une problématique d’humeur.
8% ont un diagnostic conjoint de bipolaire.
30% ont un trouble de la personnalité associé (borderline, anti-social, obsessionnel).
70% ont des causes génétiques.
20% à 30% est dû au tabagisme, à l’alcoolisme, à la prise de stupéfiants durant la grossesse ou encore en raison de la prématurité ou petit poids à la naissance.
Les membres de la fratrie d'un enfant avec TDAH ont un risque 8 fois plus élevé d'en souffrir eux aussi.
2% de la population a un TSA.
27% à 42% des adultes autistes souffrent d’anxiété.
23% à 37% des adultes autistes souffrent de dépression.
43% des TSA présentent aussi un TDAH.
7% sont concernés par la transidentité contre 1% dans la population générale.
50 à 80% des enfants ont des troubles du sommeil.
75 à 90% des adultes ayant reçu un diagnostic du syndrome d’Asperger déclarent avoir des symptômes d’insomnie.
15% des enfants scolarisés ont un TND
75% des enfants porteurs d’un TND ont des troubles du sommeil
40% des enfants qui présentent un trouble des apprentissages, présentent plusieurs autres troubles
Les parents dont l'enfant présente un TND ont des scores de stress parental 5,5 fois plus élevés que les autres.
Ces scores sont d'autant plus élevés lorsqu'il s'agit d'un TDAH ou TSA.
7 à 10% des enfants sont dyslexiques. Il y a 2 à 3 fois plus de garçons que de filles.
Presque 100% sont dysorthographiques.
50% sont dysgraphiques ou dyspraxiques.
30% ont un TDA ou un trouble mnésique.
5% des enfants ont une dysorthographie.
Les garçons sont touchés 2 à 3 fois que les filles.
Elle est très souvent associée à une dyslexie.
2 à 7% des enfants présentent des troubles dysphasiques et touchent en très grande majorité les garçons.
3 à 8% des enfants sont dyscalculiques et touchent autant de garçons que de filles.
50% des enfants présentant une dyscalculie, présentent une dyslexie.
25% des enfants présentant une dyscalculie, présentent un trouble de l’attention.
10% des enfants sont dysgraphiques.
27/09/2026
13% des personnes qui ont un TDA/H ont un TSA associé.
44% des personnes autistes présentent aussi un TDA/H.
Le double diagnostic n'est possible que depuis le DMS-5 en 2013, avant il était interdit.
Le DSM est le Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux, un guide de référence utilisé pour classifier et diagnostiquer les maladies mentales. Le DSM-5 est la dernière édition du DSM qui est parue en 2013. Le DSM a été développé par l'American Psychiatric Association (APA).
On ne cumule pas la force des 2 troubles mais on cumule les difficultés.
Les 2 forment chacun un trouble à part entière et ont une juxtaposition des comorbidités parce que les symptômes s'influencent entre eux ce qui en fait un tableau singulier.
Il s'agit d'un profil distinct et non simplement une somme des symptômes de l'autisme et du TDA/H.
Les difficultés sensorielles sont plus intenses et plus complexes.
Les difficultés et répercussions fonctionnelles sont plus sévères.
Le profil exécutif des jeunes TSA/TDAH est plus proche de celui observé dans le TDA/H que dans le TSA seul.
Les difficultés exécutives sont plus marquées que ceux ayant un TSA seul : l'inhibition de la flexibilité cognitive et de l'attention soutenue.
20/09/2026
13/09/2026
Pour savoir depuis quand le TDA/H a été repéré, on va regarder ce que disent les différents DSM. C'est le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, un guide de référence utilisé pour classifier et diagnostiquer les maladies mentales. Le DSM a été développé par l'American Psychiatric Association (APA).
En 1952 apparait le premier manuel. Dans cette première édition, on ne parle pas de TDA/H.
En 1968 un deuxième DSM a été publié. Dans cette édition, un diagnostic qui ressemble fort au TDA/H est donné. Il s'agissait du trouble hyperkinétique (hyperactivité ou trop plein de mouvement).
En 1980 dans la troisième version apparait le nom Déficit De l'Attention (TDA). Les scientifiques croyaient que l’hyperactivité n’était pas un symptôme courant de ce trouble. Cette liste a créé deux sous-types de troubles déficitaires de l’attention : un avec hyperactivité et un sans hyperactivité.
En 1987, il y a une version révisée du DSM-III. Elle a supprimé la distinction entre l’hyperactivité et le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). L’APA a combiné les trois symptômes (inattention, impulsivité et hyperactivité) en un seul type.
En 1994 la quatrième édition a établi les trois sous-types de TDAH utilisés aujourd’hui par les professionnels de la santé :
En 2013, dans le DSM 5 qui est actuellement la dernière version est donc celle de référence, le double diagnostic Autisme/TDAH est autorisé alors qu'il était interdit jusque là.
Nous voyons donc que le TDA/H est loin d'être un trouble nouveau car dès 1968 on en parle dans le DSM.
Mais ce n'est pas parce qu'il n'apparait pas dans la première version du DSM en 1952 qu'il n'existait pas.
Voici quelques exemples qui prouvent que ce trouble a été décrit par différents médecins bien avant 1968.
Le docteur Melchior Adam Weikard en 1775
"Les personnes inattentives ont un sens de l’observation très superficiel. Leurs jugements sont erronés et ils se méprennent sur la valeur des choses, car pour approfondir une question, ils ne savent pas donner suffisamment de temps, de patience ou de précision.
Ces personnes entendent et mémorisent tout à moitié, et souvent de façon désordonnée.
Ils connaissent un peu de chaque chose mais rien de l’ensemble. Ils sont souvent imprudents, ils élaborent de grands projets mais ils sont très inconstants pour les réaliser. Ils considèrent tout avec légèreté, car ils donnent peu d’importance aux critiques ou aux désagréments."
Le docteur Sir Alexander Crichton en 1798
"Une incapacité de se fixer avec un degré nécessaire de constance sur un quelconque objet. […] Cette maladie est soumise au moindre bruit, à la moindre impression sensorielle, au claquement d’une porte, à un excès ou un défaut de lumière, aux aboiements des chiens, à un organe mal réglé ou à la réprimande des femmes. […] L’attention des personnes atteintes peut être immédiatement distraite par tout et par tout le monde."
Le docteur Emil Kraepelin en 1915
"À l’école, ils ne sont pas à la hauteur des attentes que l’on a d’eux, en raison de leur précipitation et de leur manque de fiabilité. Ce sont des enfants dont on suppose qu’ils pourraient faire beaucoup mieux s’ils le voulaient, mais malheureusement, ils ne le peuvent pas. À l’école, ils sont considérés comme distraits, volages, légers, mais inoffensifs, ils se font embarquer dans des farces stupides, mais s’ils sont fermement dirigés, ils peuvent être sages et assidus. […] Dès l’école, ils ratent les cours, vont se promener, flâner."
06/09/2026
On va séparer le PAI des autres aménagements parce qu'il n'a pas du tout la même fonction.
PPRE – PAP – PPS : ce sont 3 dispositifs qui permettent la mise en place d’aménagements scolaires alors que le PAI est un dispositif médical.
Je vous explique tout.
Le PAI c’est un Projet d’Accueil Individualisé.
C’est le médecin de l’enfant qui doit remplir ce document que vous devez remettre à l’infirmière ou au médecin scolaire s’il y en a dans l’établissement.
Ce document peut être réalisé pour diverses raisons : prise d’un traitement médicamenteux dans l’établissement, demande d’aménagement d’emploi du temps, allergie, besoin d’un panier repas, régimes alimentaires spécifiques, conduite à tenir en cas d’urgence par exemple pour de l’hypoglycémie chez un enfant diabétique, etc.
Le PPRE c'est un Programme Personnalisé de Réussite Educative est un dispositif pédagogique de courte durée.
Il est mis en œuvre pour des élèves rencontrant des difficultés d’apprentissage ponctuelles ou en attendant qu’un PAP soit demandé, accepté et mis en place. Il peut être renouvelé.
Les décisions d’aménagements mises en place sont décidées lors d’une réunion avec le chef d’établissement, l’instituteur ou professeur principal et les parents.
Le PAP c'est un Plan d’Accompagnement Personnalisé. Il est mis en place pour les élèves qui ont des difficultés scolaires durables liées à des troubles des apprentissages (DYS, TDA, TDAH, etc.) mais qui n’ont pas de reconnaissance de handicap par la MDPH.
Pour avoir un PAP, il faut faire la demande au médecin scolaire en lui expliquant les raisons de votre démarche et en fournissant des bilans et certificats médicaux. C’est le médecin scolaire qui prend la décision de l’accepter ou pas.
Si vous n’avez pas de médecin scolaire dans l’établissement, renseignez-vous auprès de l’infirmière scolaire pour connaître la marche à suivre en ayant informé l’instituteur ou le professeur principal, qui pourront également vous guider.
Un enfant peut avoir un PAP toute sa scolarité, mais il peut se transformer en PPS s’il y a une reconnaissance de handicap par la MDPH.
Le PAP est renouvelé tous les ans lors d’une réunion avec le chef d’établissement, les parents, l’instituteur ou le professeur principal.
Il s’agit d’un document sur lequel sont notés de nombreuses propositions d’aménagements et cochés les ceux qui sont nécessaires à l’enfant (je vous joins un PAP vierge afin que vous puissiez voir à quoi ça ressemble).
Ce document est très important pour que les élèves puissent bénéficier des aménagements lors des examens.
Le PPS c'est un Projet Personnalisé de Scolarisation. C'est le document de référence qui organise la scolarité d'un élève dont les difficultés sont liées à un handicap (troubles DYS sévères, autisme, handicap moteur, visuel, etc.). Contrairement aux autres plans (PPRE, PAP ou PAI), il nécessite une reconnaissance officielle du handicap par la MDPH.
Le PPS sert à compenser le handicap de l'élève afin qu'il puisse suivre sa scolarité dans les meilleures conditions possibles. Il peut acter :
Pour avoir un PPS, il faut faire une demande à la MDPH en déposant un dossier complet. Par contre, il faut un document supplémentaire qui s’appelle le GEVA-SCO. Vous l’obtiendrez en contactant le responsable de l’établissement. Une réunion sera organisée avec vous, le chef d’établissement et l’enseignant de votre enfant ou le professeur principal pour discuter de ses difficultés, de ses besoins et des aménagements nécessaires. A la suite de cette réunion, ils rempliront ce document qu’ils vous remettront ensuite.
Comme pour le reste, la CDAPH se réunit et décide ou non de l’accepter.
Une fois que le PPS est accepté, vous recevrez une notification indiquant les dates de début et de fin de ce droit. L’enseignant référent recevra aussi ce document.
Ensuite, une fois par an, une ESS (Équipe de Suivi de Scolarisation) qu’on appelle aussi équipe éducative, est organisée pour parler de la scolarisation et faire un point sur les aménagements scolaires. C’est l’enseignant référent qui envoie les invitations à cette réunion. Il y a les parents, les enfants, le responsable d’établissement, l’enseignant ou le professeur principal et vous pouvez inviter les personnes qui suivent votre enfant (ergothérapeute, psychomotricien, psychologue, orthophoniste, etc.)